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Histoire de l'État du VaticanModifier

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L'histoire diplomatique du Vatican commença au IVe siècle, mais les frontières de la puissance de la papauté ont évolué au fil du temps et des siècles. Les papes, dans leurs prérogatives de pouvoir temporel, ont dirigé une grande partie de la péninsule italienne, Rome comprise, durant un millénaire.

La justification historique de ce pouvoir temporel réside dans la donation de Constantin, un faux par lequel l'empereur Constantin Ier aurait donné au pape Sylvestre la primauté sur les Églises d'Orient et l’imperium (pouvoir impérial) sur l'Occident. (Le caractère apocryphe de ce document a été établi en 1442 par l'humaniste Lorenzo Valla).

Au milieu du XIXe siècle les papes possèdent les États pontificaux, incluant une bande frontière du territoire central de l'Italie. En 1860, après une longue période de guerre civile et d'instabilité régionale, les armées de Victor-Emmanuel conquièrent les États pontificaux, ne laissant au pape que Rome et sa région côtière.

SommaireModifier

Chute de l'État pontificalModifier

En 1870, le roi d'Italie Victor-Emmanuel II prend la ville de Rome et la déclare nouvelle capitale de l'Italie, mettant ainsi fin au pouvoir temporel du pape. Pie IX conteste aussitôt la légitimité de ces actes, imité en cela par ses successeurs. Désormais, les papes se considèrent comme « prisonniers du Vatican ».

En outre, les Papes de cette époque ont développé des attitudes opposées à la sécularisation croissante de la société en Europe, notamment sous Pie X, qui en 1904 a durci les relations diplomatiques avec le gouvernement français pour introduire une instruction religieuse dans les écoles et le 1er septembre 1910, impose le serment contre le modernisme à tous les prêtres. Au cours de la Première Guerre mondiale, sous l'insistance du gouvernement italien, les gouvernements alliés décident d'exclure le Vatican de la participation aux conférences sur l'après-guerre. En effet, le 1er août 1917, Benoît XV avait proposé un plan de paix en cinq points, largement ignoré par la communauté internationale.

Reconnaissance mutuelle entre le Vatican et le gouvernement italienModifier

Les accords du Latran résolvent enfin, en 1929, la « querelle italienne ». Ils établissent l'État de la Cité du Vatican, indépendant, en compensation de la perte des États pontificaux. Ils garantissent également un statut spécial à l'Église catholique romaine en Italie. Ils comprennent :

  • un traité de reconnaissance de l'indépendance et de la souveraineté du Vatican ;
  • un concordat définissant les relations entre le Gouvernement italien et l'Église ;
  • un volet financier dédommageant le Vatican de la perte de ses États en 1870.

Seconde Guerre mondialeModifier

Articles détaillés : Vatican durant la Seconde Guerre mondiale et Bombardement du Vatican.Les relations entre le Vatican et le gouvernement fasciste se détériorent même avant la Seconde Guerre mondiale. En 1931, le gouvernement italien dissout les organisations de jeunesse catholiques. Le concordat signé avec le gouvernement allemand le 20 juillet 1933 n'est pas respecté par Berlin, et en 1937 Pie XI condamne le gouvernement allemand pour ses persécutions religieuses.

Lorsque la guerre éclate, le Vatican proclame sa neutralité. À la suite de l'occupation nazie de Rome le 10 septembre 1943, les dirigeants du Vatican se sont inquiétés de possibles dommages aux territoires du Vatican par les parties en guerre. Au cours des derniers mois de la guerre, au début de 1945, les officiels du Vatican ont essayé sans succès de défendre les allemands et les japonais qui se sont rendus.

L'après-guerreModifier

Après la Seconde guerre mondiale, le Vatican amorce un processus de réconciliation avec la société séculière. Au cours des années 1950, le pape Pie XII a introduit beaucoup d'aspects des sciences modernes dans la vie de l'église. Ces efforts ont atteint leur apogée entre 1962-1965 lors du concile Vatican II. En 1984, un concordat entre le Vatican et l'Italie a modifié certaines des prévisions les plus anciennes du traité, incluant la primauté du catholicisme romain comme religion d'État de l'Italie. Le 10 janvier 1984, les relations diplomatiques ont été rétablies avec le gouvernement américain (rompu depuis 1867). Le 30 décembre 1993, le gouvernement du Vatican a conclu un accord basique avec le gouvernement israélien.

ActuellementModifier

Les sujets d'actualités du Vatican incluent le dialogue entre les religions et la réconciliation, et la réactualisation de la doctrine de l'Église dans une ère de changement rapide.

Le Vatican s'est opposé en 2003 à la guerre du Golfe, envoyant le cardinal Roger Etchegaray pour persuader Washington de ne pas entrer en guerre.


Autre source :

La Cité du Vatican actuelle peut être considérée comme le reliquat des anciens États pontificaux. L'origine ancienne de ce territoire est une série de donations foncières, depuis l'époque constantinienne jusqu'à celle du royaume lombard (avec par exemple la donation de Sutri). Le pape s'est ainsi trouvé placé à la tête d'un important domaine foncier connu sous le nom de patrimoine de Saint-Pierre, sous suzeraineté byzantine.

Une justification longtemps avancée pour le pouvoir temporel du pape réside dans la donation de Constantin, un faux par lequel l'empereur Constantin Ier aurait donné au pape Sylvestre la primauté sur les Églises d'Orient et l'imperium (pouvoir impérial) sur l'Occident (le caractère apocryphe de ce document a été établi en 1442 par l'humaniste Lorenzo Valla). La justification réelle réside essentiellement dans la Donation de Pépin de 754 confirmée par Charlemagne en 774, donation cette fois bien réelle.

La cité se situe sur ce que l'on appelait dans l'antiquité l'ager Vaticanus qui se compose d'une petite plaine (la plaine vaticane) aux bords du Tibre, se relevant à quelque distance en une colline d'une faible élévation, les Montes Vaticani (colline Vaticane).

Quelques villas, bâties autour de « jardins impériaux » y furent propriété d'Agrippine. Le fils de cette dernière, l’empereur Caligula (37-41 ap. J.-C.), y fit réaliser un cirque privé, le Circus Vaticanus, dont l'actuel obélisque du Vatican constitue un des seuls vestiges. C’est là, ainsi que dans les jardins adjacents, qu’eut lieu le martyre de nombreux chrétiens de Rome à l’époque de Néron (54-68). On dit que Saint Pierre fut enterré au nord de ce cirque, dans une nécropole qui longeait une route secondaire, la via Cornelia. Sur le lieu de sa sépulture, l’empereur Constantin fit édifier entre 326 et 333 une basilique grandiose à l'emplacement du site de l'ancien cirque romain qui fut alors démoli. L'édifice a été remplacé par la basilique actuelle au cours des XVIe et XVIIe siècles.

Au Ve siècle, le pape Symmaque y fit construire une résidence dans laquelle quelques personnages illustres vinrent séjourner, tel Charlemagne lors de son couronnement (800). Au XIIe siècle, Célestin II, puis Innocent III la firent rénover. La construction du Palais du Vatican débuta sous le pontificat de Nicolas V durant la première moitié du XVe siècle.


Source : Wikipédia

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