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Histoire de l'Irlande du NordModifier

[1][2]Carte de l'Irlande du NordArticles détaillés : Histoire de l'Irlande du Nord et Conflit nord-irlandais.===1919-1925, fin de la guerre d'indépendance et partition=== Articles détaillés : Guerre d'indépendance irlandaise et Guerre civile irlandaise.Après une guerre d'indépendance débutée en 1912 entre l’Armée républicaine irlandaise et le gouvernement britannique et des émeutes unionistes (notamment Pâques sanglantes) dans le nord, Londres accepta de négocier avec l'IRA (notamment Michael Collins). Londres proposa un traité aux Irlandais. Celui-ci fut concrétisé par le Government of Ireland Act 1920 dans laquelle l'île fut partagée en deux entités politiques ayant chacune leurs institutions :

  • L'Irlande du Nord, constitués de six comtés de l'Ulster majoritairement peuplés de protestants ;
  • L'Irlande du Sud, formé des 26 autres comtés, en majorité catholiques.

Ce traité, signé le 6 décembre 1921, ne fait pas l'unanimité chez les nationalistes et les désaccords sur les conditions d'application de celui-ci sera à l'origine de la guerre civile qui débuta cette année-là.
En 1922, comme le prévoient les accords signés avec Londres, la faction nationaliste partisane du traité proclame la création d'un État libre dans la partie méridionale, possédant Parlement et ministères, en échange d'un serment d'allégeance à la couronne britannique et appartenant au Commonwealth.
Au même moment, dans la partie septentrionale, les politiciens unionistes, partisans de la préservation de l'appartenance de cette entité au sein du au Royaume-Uni sont portés au pouvoir par la majorité protestante de la population et enlèvent aux catholiques le droit de vote4. L'Irlande du Nord traversa le XXe siècle au rythme des affrontements sectaires et des tensions intercommunautaires (de 1921 jusqu’en 1972).

Il est judicieux de rappeler que le conflit n'est pas entre catholiques et protestants mais plutôt entre républicains et royalistes ou bien nationalistes et unionistes. En effet, les premiers sont (globalement) descendants des anciens habitants irlandais, et les seconds sont (majoritairement) descendants des colons anglais ou écossais.

Années 1960-1980, début et croissance du conflitModifier

Les premiers mouvements de contestation d'ampleur de la communauté catholique, notamment en août 1968, demandaient l'égalité des droits et la fin de la discrimination instituée par la majorité protestante unioniste : droits de vote basés sur la propriété des moyens de production détenus majoritairement par les protestants, découpage électoral inéquitable, attribution de logement inéquitable, etc. Ce mouvement ressemblait en cela à celui pour les droits civiques des citoyens noirs aux États-Unis. Mais le courant unioniste vit dans ces demandes une menace envers son existence et ses intérêts (justice, police, logement,etc.). Les rassemblements furent interdits tandis que les policiers (majoritairement composés de protestants) réprimaient de plus en plus violemment les manifestations.

L’administration de l’Irlande du Nord fut déstabilisée par de violents affrontements entre catholiques et protestants à Derry/Londonderry (Derry pour les nationalistes et Londonderry pour les unionistes), notamment Bloody Sunday (30 janvier 1972), où les commandos de parachutistes britanniques tirèrent sur des manifestants non-armés et pacifiques. Les conflits s’étendirent à Belfast. Là, des familles catholiques durent fuir leurs maisons qui étaient brûlées par les policiers et la foule protestante opposée au changement (Ardoyne, Nord de Belfast, 1969). Les quartiers nationalistes catholiques se trouvaient à la merci des émeutiers protestants et des forces de l’ordre. Les insurgés irlandais s’armèrent et commencèrent par défendre les quartiers avant de passer en phase offensive. L’IRA se réorganisa spontanément pour permettre la défense de sa communauté.

Une nouvelle notion entra dans l’équation du conflit : la réunification des deux Irlandes. Les catholiques en firent un leitmotiv. Tandis que les protestants percevaient une Irlande unifiée comme une menace, notamment sur le plan religieux (Intervention du Vatican).

En 1969, Londres envoya l’armée britannique pour séparer les deux communautés et rétablir le calme. Mais les soldats, au début perçus par les catholiques comme des protecteurs, devinrent les outils du gouvernement en place et les troupes pratiquèrent la même répression que les policiers. L’IRA tourna alors ses activités contre l’armée britannique. Le but avoué des nationalistes devint la libération de l’Irlande du joug britannique. Des milices paramilitaires protestantes se formèrent pour défendre les intérêts du peuple protestant. L’Ulster Volunteer Force, la Loyalist Volunteer Force et l’Ulster Defence Association prirent pour cible des membres de l’IRA, du Sinn Féin (aile politique de l’IRA) et les civils de la communauté catholique. S’ensuivit un conflit de type guérilla, appelé avec pudeur « Troubles » où explosions, fusillades et autres actes de guerre furent commis par les différents protagonistes.

Plusieurs tentatives pour mettre fin au conflit furent tentées. Mais elles échouèrent toutes durant les années 1970 et 1980.

Années 1990-2000, le processus de paixModifier

Dans les années 1990, Londres accepta secrètement de rencontrer les cadres de l'IRA pour négocier un cessez-le-feu durable. Le Sinn Féin tenta de participer aux discussions. Mais il fallut près de huit ans pour que le parti politique s'installe à la table des négociations. Ce qui permit à l'IRA de mettre un terme temporairement au conflit.

Un changement de cadres au sein des partis facilita les négociations qui ont culminé en 1998 avec l’Accord du Vendredi Saint (ou Accord de Belfast). Cet accord entre les partis de l’Irlande du Nord et les gouvernements du Royaume-Uni et de la République d’Irlande prévoyait : un parlement autonome dans la province ; des garanties de droits humains ; des conseils administratifs transfrontaliers en matière d'environnement et de tourisme, des langues régionales (l’irlandais et le scots d’Ulster) ; un conseil britannico-irlandais pour rassembler les gouvernements des îles Britanniques (du Royaume-Uni, de la République d’Irlande, de l’Irlande du Nord, de l’Écosse, du Pays de Galles, de Jersey, de Guernesey et de l’île de Man).

L'accord permet la mise en place d'un système de gouvernement local et de partage du pouvoir entre unionistes et nationalistes. Il fonctionne, sans difficultés, jusqu'en 2002. David Trimble est alors Premier ministre de l'Irlande du Nord. Le 14 octobre 2002, le fonctionnement du parlement autonome est interrompu alors qu'éclate un scandale d'espionnage de l'état-major de l'IRA. Ce retour au contrôle direct de Londres dure quatre ans.

En 2006, de nouvelles négociations aboutissent aux accords de Saint-Andrews qui permettent l'organisation de nouvelles élections en mars 2007, la reprise du fonctionnement de l'assemblée le 7 avril de la même année et finalement la mise en place le 8 mai d'un gouvernement impliquant pour la première fois Ian Paisley, le leader du Democratic Unionist Party. Il devient premier ministre d'Irlande du Nord. Le vice-premier ministre est Martin Mc Guiness. Les deux hommes ont célébré la réouverture du Stormont (le parlement nord irlandais) le 29 mai. Leur entente semble cordiale et de bon augure pour l'avenir du pays

Source : Wikipédia

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